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TRIBUNE - BURKINABE : Qu’avez-vous fait de l’héritage du Capitaine Thomas Sankara ?

Capitaine Thomas Sankara
Capitaine Thomas Sankara.
Capitaine Blaise Compaoré, Michel Kafando, Roch Kabore
Capitaine Blaise Compaoré, Michel Kafando, Roch Kabore.
Lieutenant-Colonel Paul-Henri Damiba, Capitaine Ibrahim Traoré
Lieutenant-Colonel Paul-Henri Damiba, Capitaine Ibrahim Traoré.

« On cherchera en vain depuis les concepts de Négritude ou d’« African personality » marqués maintenant par les temps, des idées vraiment neuves issues des cerveaux de nos « grands » intellectuels. Le vocabulaire et les idées nous viennent d’ailleurs. Nos professeurs, nos ingénieurs et nos économistes se contentent d’y adjoindre des colorants parce que, des universités européennes dont ils sont les produits, ils n’ont ramené souvent que leur diplôme et le velours des adjectifs ou des superlatifs ». Ainsi s’exprimait Feu le Président Thomas Sankara  dans son Discours du 4 octobre 1984 devant la 39ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York. N’était-ce pas vrai et n’est-ce pas vrai encore aujourd’hui? Et depuis, qu’est-ce qui a vraiment changé en Afrique ? On est même contraint d’aller chercher des mercenaires étrangers afin de venir assurer la sécurité des terres de nos Ancêtres. Ces mêmes terres dont le monde entier envie les ressources minières. Si ce n’est le comble d’une certaine indignité, ça y ressemble vraiment.

A la suite du coup d’Etat du Capitaine Ibrahim Traoré, le Directeur de la publication de Jeune Afrique, Marwane Ben Yahmed, a écrit et à fort joliment : « S’il ne peut que désespérer ceux qui connaissent et apprécient le Burkina, que nous avons désormais de plus en plus de mal à surnommer « le pays des hommes intègres », il illustre par ailleurs une tendance de fond à ne pas prendre à la légère et qui se propage comme une trainée de poudre : la quête éperdue de souveraineté, la soif inextinguible d’indépendance et le rejet viscéral de l’ancienne puissance coloniale, la France en l’occurrence »

Pour qui connaissait le Burkina Faso et le Burkinabè, il est ahurissant de constater combien le Pays et les Gens ont bien changé en quelques années seulement. Tant et si bien qu’on tombe des nues quand on voit le nombre de Burkinabè habiles et prompts désormais à changer de vestes et de langage à la vitesse de la lumière. Y compris certains médias pourtant si prompts à critiquer d’autres hors des frontières, au vitriol s’il le faut et à juste titre d’ailleurs, mais à se recroqueviller ou presque s’aplatir ou encore voire s’envoler dans le dithyrambe quand il s’agit des Princes qui les gouvernent...

Les adeptes des raccourcis et autres comparaisons simplistes à des fins de manipulations tout aussi ubuesques qu’efficaces ont tôt fait de se saisir de la figure tutélaire et emblématique de Thomas Sankara, le Révolutionnaire et le Panafricaniste. Ensuite, ils ont vite fait d’opérer des amalgames qui les arrangent ou qui arrangent ce qu’ils veulent vendre à l’opinion publique africaine et internationale. Et, ils ont vite fait d’invoquer et de convoquer de soi-disant « nouveaux Sankara » ou semblables à Thomas Sankara. Qu’importe si tout cela est tiré par les cheveux, pourvu que l’opinion publique africaine et internationale y voit des similitudes à travers ce grand enfumage et que la stratégie fonctionne. L’essentiel est de faire prendre des vessies pour des lanternes à tous ceux que la méconnaissance de l’histoire suffit à embrigader et à manipuler. Sans aucun doute pour des intérêts personnels. Mais en jurant au nom des intérêts de la jeunesse de tout un continent. A coups de Panafricanisme, de Souveraineté, d’Indépendance, de Fake News et tutti quanti… On peut par conséquent aller crier sur tous les toits qu’il y a tromperies sur les comparaisons faites çà et là entre certains militaires parvenus au pouvoir ces dernières années en Afrique et le Capitaine Thomas Sankara. Soit.

Qu’on le veuille ou non, ce qui fait aujourd’hui l’essentiel de la fierté de tout le peuple burkinabè et l’image de marque du Burkina Faso hors de ses frontières, c’est tout simplement l’héritage légué par un seul Homme, un seul dirigeant, en l’occurrence le Capitaine Thomas Sankara. Si vous enlevez Thomas Sankara à l’Histoire du Burkina Faso post-indépendant, il ne resterait plus grand-chose. Certes un peu de chamailleries politiciennes, beaucoup de coups d’Etat, et rien ou presque pour le peuple. Beaucoup de chimères et beaucoup de misères.

A mieux y regarder, ce n’est pas uniquement au Burkina Faso que Thomas Sankara a légué sa vision faite d’audace et d’espérance, mais plutôt à l’Afrique toute entière. Jamais aucun autre dirigeant de ce continent, avant lui, n’aura suscité autant d’admiration et de respect. Le plus impressionnant, pour un homme politique, est que toute cette admiration n’était pas surfaite. Le temps aidant, avec les années qui sont passées, on ne peut que mieux s’en rendre compte.

Certains Africains du continent ou de la Diaspora se croient ou se font passer pour plus Africains ou Panafricains que d’autres au point de jouer les agents Russes contre les dérives géopolitiques de l’Occident en général et de la France en particulier en Afrique Noire. Mais ils ont tort de vouloir remplacer la « FrançAfrique » par la « RussAfrique » ou « WagnerAfrique ». Ils feraient mieux de dissocier leur engagement pour l’Afrique avec leur propension à présenter la Russie comme le sauveur des pauvres africains martyrisés par l’Occident ou la France. L’Afrique y gagnerait beaucoup, au lieu qu’ils continuent de s’engluer dans une démarche alambiquée et anachronique qui ne saurait convaincre des esprits bien réfléchis.

Pour critiquable que puisse être la politique de l’Occident en Afrique, on ne saurait aucunement la mettre sur le même plateau de la balance avec celle de la Russie. Et encore moins la Russie de Vladimir Poutine. On peut épiloguer à ce propos. N’en déplaise aux Africains Pro-Russes. Mieux, faisons un peu de politique-fiction. Je ne suis pas sûr et certain que si le Capitaine Thomas Sankara était encore vivant et au pouvoir dans le contexte de crise géopolitique internationale que notre monde connaît actuellement, il eût fait le choix de s’allier à la Russie en l’occurrence face à l’invasion de l’Ukraine. Car le Capitaine Thomas Sankara était un homme libre et indépendant et qui avait à cœur la défense de la souveraineté des petites nations face aux grandes puissances. Il était un ardent défenseur des plus faibles face aux plus forts par propension, sans que cela soit néanmoins inconditionnel ou dogmatique. Il était surtout un homme intelligent et bien réfléchi, qui ne s’engageait qu’en son âme et conscience, en refusant de se laisser influencer par qui que ce soit, et quelle que soit sa puissance… Dans presque toutes les langues du monde, l’on trouvera, sous plusieurs formes, cet adage que Suzy Kassem a bien exprimé en disant : « Stand up for what is right, regradless of who is committing the wrong » (Défendez ce qui est bien, peu importe qui commet le mal.) Thomas Sankara étaient de ceux pour lesquels cet adage prenait tout son sens dans son engagement politique. Même si je ne suis pas Mariam Sankara, son épouse, ou l’un de ses frères et soeurs, je puis l’affirmer en me basant sur la psychologie du personnage. Les témoignages de ses parents, ses discours, l’étude du personnage et surtout le fait d’avoir très tôt suivi l’actualité sociopolitique du Burkina Faso depuis le début des années 80 me suffisent à dire que l’anti-impérialisme ou l’anti-colonialisme du Capitaine-Président Thomas Sankara n’était point dogmatique. Et son esprit d’indépendance n’était point teinté de haine de l’autre, comme on peut le subodorer dans les discours des « Nouveaux Panafricanistes » qui inondent les réseaux sociaux. Autrement le Capitaine Blaise Compaoré n’aurait jamais eu le temps de concevoir son coup d’Etat et a fortiori de l’exécuter. 

Pour avoir fréquenté, et ce pendant longtemps, Monsieur Joseph Sankara et son épouse, c’est-à-dire les parents de Thomas Sankara, je peux sans fausse modestie m’avancer sur ce terrain. En effet, de nos fréquentes rencontres et de mes échanges avec les parents de Feu le Président Thomas Sankara tout au long de mes séjours à Ouagadougou, j’en suis sorti avec encore davantage d’admiration et de respect vis-à-vis de ce dernier. Plus que mes connaissances livresques à son sujet ne m’en avaient laissé le considérer. Il n’était pas parfait, il était un être humain, avec ses qualités et ses défauts, et pour sûr plus de qualités que de défauts et des qualités rarissimes chez un être humain: l’intégrité, la lutte contre l’injustice sous toutes ses formes, et par-dessus tout le don de soi pour l’intérêt général.

S’il est une chose qui est sûre et certaine, c’est que depuis le 15 Octobre 1987 – date de son assassinat – (Le Capitaine Blaise Compaoré est son tombeur, je l’ai écrit en son temps et ça l’a fâché, et je l’écrirai toujours), le Capitaine Thomas Sankara a dû se retourner mille et une fois dans sa tombe. Et, à regarder de là où il est depuis, ce que les Burkinabè ont fait de son « Burkina Faso », il devrait être en train de rager et de se retourner sans cesse. Pire : le Burkina Faso a beau continué à s’appeler ainsi, est-il encore vraiment « le pays des hommes intègres » que le Capitane Thomas Sankara a légué à ses compatriotes et à l’Afrique toute entière ? On peut y répondre définitivement par la négative au regard de ce qu’il se passe aujourd’hui dans ce pays. Par la faute conjuguée de ses politiciens et de son Armée.

Thomas Sankara aurait très certainement eu le courage de l’honneur de dire à Vladimir Poutine, « le nouveau Tsar de Russie », qu’il n’est pas dans son bon droit quant à l’invasion de l’Ukraine et il aurait seul, s’il le faut, marché derrière le drapeau du réprouvé. Contrairement au silence assourdissant auquel l’on a assisté jusque-là de la part des pays africains après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Et c’était là l’une des marques de fabrique de la singularité de l’Homme, au-delà de son charisme et de son intelligence. La Souveraineté, c’est cela : décider en son âme et conscience sans être un suiviste, parce que pour des raisons diverses, c’est le choix ou la tentation du plus grand nombre.

C’est dans le sens de cette même indépendance et de cette liberté de ton et d’esprit qu’on lui connaissait qu’il faut comprendre non seulement la Politique de Thomas Sankara en tant que Président du Burkina Faso mais aussi sa Personnalité propre. Et il n’aimait pas prendre la parole pour discourir seulement ou faire de la rhétorique. Il joignait l’acte à la parole. Sans avoir besoin de forcer pour s’attirer la sympathie ou l’antipathie des uns et des autres. Qu’on se souvienne qu’il fut le seul à ramer à contre-courant de ses pairs pour faire son Discours à Addis-Abeba en Ethiopie qui restera le plus mémorable de tous.

Le 29 juillet 1987, le Capitaine Thomas Sankara, Président du Burkina Faso a eu ses morts forts et justes qui résonneront longtemps encore dans les esprits des Africains et des relations entre l’Afrique et le reste du monde. Du haut de la tribune de la 25° Conférence des pays membres de l’OUA à Addis-Abeba, en Ethiopie, il a déclaré à propos de la dette africaine : 

« Monsieur le président : Nous avons écouté et applaudi le premier ministre de Norvège lorsqu’elle est intervenue ici même. Elle a dit, elle qui est européenne, que toute la dette ne peut pas être remboursée. Je voudrais simplement la compléter et dire que la dette ne peut pas être remboursée. La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en surs. Par contre si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons-en surs également. Ceux qui nous ont conduits à l’endettement ont joué comme au casino. Tant qu’ils gagnaient, il n’y avait point de débat. Maintenant qu’ils perdent au jeu, ils nous exigent le remboursement. Et on parle de crise. Non, Monsieur le président, ils ont joué, ils ont perdu, c’est la règle du jeu. Et la vie continue. [Applaudissements] Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer. Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous ne sommes pas responsables de la dette. Nous ne pouvons pas payer la dette parce qu’au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer, c’est-à-dire la dette de sang. C’est notre sang qui a été versé. On parle du Plan Marshall qui a refait l’Europe économique. Mais l’on ne parle pas du Plan africain qui a permis à l’Europe de faire face aux hordes hitlériennes lorsque leurs économies étaient menacés, leurs stabilités étaient menacées. Qui a sauvé l’Europe ? C’est l’Afrique. On en parle très peu ».

Le Capitaine Thomas Sankara  n’était pas un populiste, loin s’en faut ! Il n’était à la remorque ni de l’Union soviétique, ni de la Chine, ni de Cuba ni d’aucun pays et ni de personne. Il était à la remorque de son peuple dont il avait conscience de ses aspirations profondes et des gigantesques changements qu’il fallait opérer en son sein. Et s’il n’a pu dire « Non » à Mouammar Kadhafi en son temps lors même que bien d’autres chefs d’Etat n’attendaient que ses largesses, c’est qu’il avait aussi une haute conscience de la liberté de penser et d’agir qui devait être la sienne.

Le « Capitaine-Peuple », ainsi qu’on l’avait surnommé ou Capitaine-Président Thomas Sankara ne ressemble ni de près ni de loin à aucun des putschistes actuellement au pouvoir en Afrique. Qu’on le tienne pour dit sans ambages! Et que l’on cesse donc, pour mille et une raisons, notamment inhérentes à la flagornerie destinée à flatter l’ego de certains dirigeants de faire des analogies incongrues et insipides avec Thomas Sankara. Il n’avait pris le pouvoir sous l’inspiration d’une quelconque puissance étrangère ou à la faveur d’une crise sécuritaire où l’Armée utilise des coups d’Etat comme une fuite en avant, et moins encore pour en profiter. Il avait un parcours derrière lui et l’intérêt de son peuple au premier chef bien chevillé au corps. Et s’il avait eu tort de faire un coup d’Etat, la postérité n’aurait jamais inscrit son nom en lettres d’or dans les annales de l’Histoire de l’Afrique et du Monde. Au point d’en faire encore de nos jours le seul homme politique en Afrique, un militaire et ce n’est pas le moindre des désavantages, à symboliser une certaine idée d’une Afrique debout, libre et qui ose non seulement croire mais surtout inventer. Inventer était l’une des choses qui font la singularité de Thomas Sankara. 

Certains confrères et certaines personnalités publiques sont même allés trop loin dans leur comparaison pour assimiler le Capitaine Ibrahim Traoré au Capitaine Thomas Sankara. Exception faite de l’âge, du grade, de l’accession au pouvoir par un coup d’Etat et de l’appartenance au même pays, la comparaison s’arrête là. Brutalement ! De grâce, laissez reposer le Capitaine Thomas Sankara en paix. Pour le combat qui a été le sien, il mérite beaucoup de respect. Et mettez-vous bien en tête dorénavant que n’est pas Thomas Sankara qui veut. Il en naît, peut-être, un homme de cette espèce par siècle. Et encore !...

L’écrivain basque Fernando Aramburu a fort bien décrit le genre de personne qu’était Thomas Sankara dans son article intitulé ¿Qué es carisma? dans le journal El País.  Traduit de l’espagnol dans Courrier International et publié le 12 novembre 2022 à 05h00 sous le titre La pilule philosophique. Le charisme, on l’a ou on ne l’a pas, Fernando Aramburu a souligné que : « Le grec ancien d’abord puis le latin l’avaient déjà remarqué : certains individus se distinguent par un pouvoir de séduction tout particulier. Quoi qu’ils fassent, quoi qu’ils disent, leur seule présence est source de bien-être. Faute de comprendre leur astuce, on avançait l’hypothèse que ces bienheureux avaient reçu une faveur des dieux, un “charisme”.

Le mot perdure aujourd’hui, sous des formes orthographiques diverses, dans une multitude de langues. Malheureusement, le charisme n’est pas chose qui se commande. De la même manière, on ne peut être ni beau, ni rapide, ni intelligent rien que par la force de la volonté. En général, le charismatique lui-même ne se demande pas quand ni comment lui est venu ce don de magnétisme, ni sur quoi repose ce talent incroyable pour appuyer à tout moment sur la bonne touche du grand clavier social.

Le charisme, à l’instar du “duende” de García Lorca [notion complexe de la culture espagnole, que l’on peut parfois attribuer au “génie” de l’Andalousie et du flamenco], on l’a ou on ne l’a pas : vous pouvez bien grimper à un réverbère et vous lancer dans une bulería [chant flamenco festif avec palmas, des claquements de mains], si la bonne fée du flamenco ne s’est pas penchée sur votre berceau, jamais vous n’ensorcellerez le voisinage ».

Aujourd’hui, tout le monde se dit Panafricaniste ou Sankariste, sans être capable de dire ce que l’on entend par ceci ou cela, du moindre sacrifice ou d’observer la conduite ou l’action exemplaire la plus élémentaire que cet engagement implique. Tout le monde parle de Thomas Sankara et de ses préceptes qu’ils font siens. Et même les Dictateurs les plus invétérés et sanguinaires disent qu’ils ne font qu’appliquer ce que Thomas Sankara avait déjà dit. 

Feu le Président Thomas Sankara du Burkina Faso fut un vrai Panafricaniste. Un homme singulier en son genre. Il nous a laissé un lourd héritage qui transcende le seul Burkina Faso pour être celui de toute l’Afrique à l’instar des Kwame N’Krumah parmi tant d’autres de ses illustres prédécesseurs.

Avant de parler de Panafricanisme ou de Sankarisme ou de le répéter à tue-tête comme des perroquets, et pour être conséquents envers soi-même, il importe de devoir d'abord redéfinir le contenu de ce qu'est ou doit être le Panafricanisme ou le Sankarisme aujourd'hui. Et si, sans aucun doute, il faut s'attendre à une autre vision de l'Afrique certes oui, mais c'est tout sauf la haine contre la France ou l'Occident. Car, n'en déplaise, je ne cesserai jamais assez de le répéter: la haine contre la France ou l'Occident n'est pas un projet de société qui apportera quelque chose de positif à l'Afrique. Rien d’autre à ceux qui embouchent la trompette pour entonner ce refrain qu’une gloire superficielle et éphémère, rançon du populisme, et qui finit toujours par se retourner contre ses auteurs quand le chœur qui les a suivi aura tout compris.

Par Marcus Boni Teiga

 

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